« Ce meurtre est tout ce qui me reste de ma vertu. » (Lorenzaccio)


in DONNER LA MORT N° 138

Auteur : Francis Drossart

Résumé

À travers l’étude du drame Lorenzaccio, comparé à celui de George Sand Une conspiration en 1537 dont s’est fortement inspiré Musset, nous étudions la spécificité du mobile du crime chez ce dernier auteur. À la différence du personnage de Sand, qui tue par désir de vengeance et de faire valoir son bon droit, celui de Musset tue pour maintenir une dernière fois ce qui lui reste encore d’identité, sans aucun espoir pour la suite. Nous avançons que la destinée de ce personnage, double du narrateur de la Confession d’un enfant du siècle, est sous le poids d’un fantasme de matricide.


Mots-clés : Crime politique – Matricide – Crime identitaire.


Summary

This paper compares the play Lorenzaccio with George Sand’s Une Conspiration en 1537 from which Musset drew his inspiration, as a means of examining the specificity of the criminal motive as explored by Musset. Unlike the main character in Sand’s work, who kills from a desire for vengeance and justice, Musset’s hero kills in a desperate effort to maintain what is left of his identity, with no hope for the future. This paper puts forward the idea that the destiny of Lorenzaccio, as the narrator’s double in Confession d’un Enfant du Siècle, bears the weight of a matricidal fantasy.


Key-words : Political Murder – Matricide – Identity Murder.